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La commune

 

 

Touzac est une commune du Lot, en région Occitanie, à 40 km à l'ouest de Cahors par la route, aux confins du département du Lot-et-Garonne.Le territoire de la localité d'une superficie modeste (moins de 5 km²) est enserré dans une boucle du cours du Lot, sur sa rive gauche. Siège d'une seigneurie au Moyen Âge, le village a toujours vécu de l'agriculture et tire ses richesses plus spécifiquement depuis le XIXe siècle de la viticulture, plusieurs domaines possédant des vignobles produisant des vins d'appellation Cahors. On n'y recense plus cependant que près d'environ 380 habitants contre plus d'un millier au début du XIXe.Entre Périgord et Quercy, à proximité de régions et sites touristiques réputés (Puy-l'Evêque, Bonaguil), la commune est également un lieu de villégiature apprécié pour son patrimoine, son climat et sa quiétude dans un environnement verdoyant. C'est par ailleurs une étape d'un des plus célèbres chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

 

 

 

Informations Géographiques

 

Commune Touzac: Code postal 46700

Latitude: 44.4967880 (N 44° 29’ 48”)

Longitude: 1.0545260 (E 1° 3’ 16”)

Altitude:De 65m à 143m

Superficie: 4.89 km²

Population: 350 habitants

Densité: 78 habitants/km²

Préfecture: Cahors (43 km, 47 min)

Code Insee: 46321

Intercommunalité: CC de la Vallée du Lot et du Vignoble

Département: Lot

Territoires: Midi-PyrénéesQuercy Région Occitanie

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PATRIMOINE DE LA COMMUNE DE TOUZAC             

 

Sur le plan du patrimoine, une découverte du village peut débuter par son église paroissiale Sainte-Marie Madeleine, qui date pour ses parties les plus anciennes du XIIe siècle (chevet de style roman). Selon les historiens, au XVIIe siècle, un second bâtiment jusqu'alors distinct aurait été réuni à l'église primitive au niveau de la tour clocher.

D'une manière générale, le cœur de la localité présente encore des aspects d'enclos ecclésial (espace de vie villageois organisé autour d'une enceinte cernant l'église).

Au sud-ouest du village, à voir ensuite, trois moulins datant du XIe au XVe siècle, rénovés, qui sont inclus désormais dans les parcs d'établissements hôteliers.

L'une de ces propriétés appartint jadis à l'actrice Marguerite Moreno (1871-1948), amie de Colette et appréciée au théâtre dans des pièces de Jean Giraudoux et au cinéma où elle fut notamment dirigée par Sacha Guitry. Marguerite Moreno qui séjournait régulièrement à Touzac y est décédée et y est inhumée.

Sa résidence jouxtait un site naturel qui constitue aujourd'hui encore l'un des pôles d'attraction de la commune : la "Source bleue". Il s'agit d'une exsurgence d'une eau très limpide, c'est-à-dire d'un point de "sortie" d'écoulements souterrains provenant de l'infiltration des eaux de pluies. La pureté de l'eau réputée dès l'an mil initia l'aménagement de moulins destinés à produire de la farine mais également à fabriquer du papier et des draps.

Le site de la Source bleue a inspiré le dramaturge Pierre Laville, dont la pièce de théâtre évoquant l'amitié de Marguerite Moreno et Colette a porté ce titre, en 1995, mise en scène par Jean-Claude Brialy. Cernée d'une bambouseraie, la Source bleue est située désormais dans une propriété hôtelière abritant par ailleurs un centre culturel et de méditation.

Les rives du Lot, les parcelles de vigne, le village et les éléments de patrimoine historique et naturel de la commune sont autant de points pouvant jalonner d'agréables randonnées pédestres.

Il est par ailleurs possible d'emprunter une partie du GR 652 tracé sur un des chemins de Saint-Jacques, reliant le Cantal au Lot-et-Garonne via Rocamadour, et qui traverse le territoire de la localité. Cartes et renseignements au 05 65 24 65 50 ou 05 65 21 37 63.

Enfin, s'il n'est pas conseillé de se baigner dans le Lot au niveau de Touzac, les pêcheurs en revanche peuvent profiter de la rivière. 

Renseignements sur les sites adaptés et la réglementation au 05 65 35 50 22.

Paroisse Sainte-Marie Madeleine

L'église paroissiale

Sainte-Marie Madeleine

 

Le village de TOUZAC  s'est constitué à partir d'un enclos ecclésial dont le tracé, amputé par l'ouverture de la rue de la Mairie, est encore décelable dans le plan cadastral actuel (PL.1.). Autour de l'église un rectangle de maisons organisé selon une proportion géométrique de 1 x 2 (26,75 x 56,50m) semble s'être conformé au tracé d'une ancienne enceinte.

Au centre du rectangle de maisons, l'église (Fig. 1 & 2 ), en partie moderne, conserve des vestiges significatifs de son chevet médiéval. De plan rectangulaire, ce chœur très court (2,40m) est précédé par une travée plus large évoquant une avant chœur. L'épaisseur modeste de leurs maçonneries (0,58m) laisse supposer que ces parties de l'église n'étaient pas destinées à être voûtées. 

Une série de métopes perforées, apparemment en place entre des modillons qui auraient disparu, pourrait indiquer le niveau initial du couronnement du chevet qui s'apparenterait dans ce cas à une série d'édifices édifiés dans le courant du 12eme siècle dans un secteur de contact localisé entre Quercy, Périgord et Agenais.

Il est possible cependant que la présence de ces métopes résulte d'un remploi ou que le chevet ait été surélevé dès l'époque médiévale. Le contrefort en place de l'élévations sud (Fig. 3) évoque, par le profil de son couronnement, un ouvrage postérieur au 12eme siècle. 

Deux plages de parement moderne au centre des élévations sud et nord du chevet témoignent par ailleurs d'une reprise importante qui a pu correspondre à un amincissement des maçonneries anciennes.

Les maçonneries médiévales, repérables au chevet de l'édifice mais interrompues par la nef moderne, se retrouvent dans la partie occidentale de l'église. De fait, il semble que l'église réédifiée au 17eme siècle ait réuni deux constructions initialement distinctes.

La seconde construction qui constitue la base du clocher actuel (fig. 4), est identifiable par la qualité particulière de ses parements de moellons grossièrement équarris ainsi que par l'une de ses chaînes conservée dans l'élévation nord de l'église (fig.5). 

Cette chaîne d'angle permet de restituer un bâtiment rectangulaire, de 7,30 x 3,50m, ne correspondant ni à l'implantation du clocher actuel, ni aux divisions architecturales de la nef actuelle. 

Ce bâtiment, situé à 12m de distance des vestiges médiévaux de l'église est par ailleurs antérieur à la tourelle d'escalier venu s'y greffer, apparemment au 17eme siècle, et qui permettait l'accès à la tribune aménagée dans le premier étage du clocher et au campanile (fig. 6)

L'implantation de ce bâtiment, voisinant une église au centre d'un bourg fermé, évoque la configuration du village médiéval de Larressingle en Condomois où l'édification d'un logis abbatial semble avoir interrompu le développement d'une église romane dont seul le chevet fut réalisé.

D'autres hypothèses sont suggérées par certaines églises prieurales ou abbatiales dont une turris féodale a tenu lieu de clocher tout en abritant une tribune seigneuriale voire une chapelle haute ou encore par certaines églises paroissiales qui ont bénéficié de la proximité d'une ancienne tour laïque pour établir leur clocher.

En Quercy, Anglar-Lacapelle et Gignac offrent des exemples du premier cas de figure tandis que Vaillac et Puybrun illustrent le second cas.

L'épaisseur des murs de ce bâtiment rectangulaire (0,85 m) indique qu'il était vraisemblablement planchéié. Il est possible que ses parois nord et sud aient été surépaissies tardivement en partie basse pour permettre le voûtement de son niveau inférieur réaffecté a usage d'avant-nef.

Un cas très semblable est observable également à Anglar-Lacapelle. Les indices permettant d'estimer l'époque d'un tel ouvrage sont particulièrement ténus. L'accolement de la tourelle d'escalier hors-œuvre sur l'élévation sud montre du moins qu'il est antérieur au 17eme siècle.

Ses maçonneries de moellons bruts assisés pourraient remonter au 12eme siècle mais, très différentes des maçonneries appareillées du chevet roman, elles ne se distinguent pas fondamentalement de celles des ouvrages modernes.

Touzac était le centre d'une seigneurie qui aurait été hommagée en 1259 par des membres des lignages d'Orgueil et de Montaigu.